2005
Cette année aura été une année
bizarre.
Elle
a débuté par une absence de contrat, pas de
guidon pour rouler, juste quelques discussions qui n’ont
pas abouti, sans doute faute de pouvoir réunir le budget
nécessaire avec mes partenaires.
J’en profite pour remercier encore une fois tous ceux qui
m’ont soutenu.
J’en ai profité pour me soigner, me changer les idées
et me mettre en forme en allant au CERS de CAPBRETON.
A
mon retour, en janvier, j’avais plusieurs propositions
:
Soit effectuer les 24h, le bol mais aussi le championnat de France
open sur la Kawasaki n°11 d’Algytec soit être en
mondial supersport sur une Suzuki 600 du Team Moto1.
Finalement, même si je savais cette dernière moins
performante, j’ai rapidement accepté cette tardive
proposition. Nous étions, en effet, à 15 jours du
départ pour le Qatar, et rouler ne pouvait me faire que
du bien dans l’optique de l’endurance qui était
mon objectif principal.
D’autre part, j’étais pour ce team belge une
aubaine car il pouvait attendre que leur pilote soit libre de toute
compétition française mais ça, vous qui me
suivez, vous le saviez déjà en lisant leurs communiqués
sur un site internet.
La
suite sera moins drôle, puisqu’en accord avec eux,
j’ai effectué cet arrêt programmé du
Supersport plutôt que prévu et que l’endurance
n’a pas été très brillante seulement
28 minutes au Mans et 4ème place au bol peut être
la plus mauvaise, mais c’est aussi une course d’équipe.
Place
maintenant à 2006.
2004
J’intègre le SERT pour une saison dont la base est le Master of Endurance,
et la cerise supplémentaire le Championnat du Monde d’Endurance.
Contractuellement, je suis titulaire ou remplaçant suivant les épreuves.
Malheureusement,
vous connaissez tous la suite, blessure au Mans sur une piste à
2°c, (-4°c la nuit) un bon mois avant les 24 heures,
opération, rééducation et la suite
classique…Mon grand retour a été au bol où
j’ai, malgré une chute sur l’huile de la Kawa,
parfaitement respecté les consignes (horaire dans les stands,
temps au tour, ravitaillement, respect de la position de la moto1).
Cette limitation m’a d’ailleurs empêché de
montrer mon réel niveau de pilotage, et j’en suis
persuadé, de gagner (Olivier et moi avons bien fait notre
travail).Mais j’ai pu voir à l’œuvre un team
professionnel, c’est un bon souvenir.Rigueur, précision,
calme en pleine tempête, partition parfaitement bien
exécutée etc..Mon autre image ce sera d’avoir
partagé une partie de ce bol avec Kevin SCHWANTZ, tant sur la piste que dans la salle de massage. Quel régal !
résumé des courses 2004
2003
Avec
du recul, ce fut une saison correcte tant au niveau des résultats
que de mes prestations (12 ème au championnat du monde Supersport
sur une Honda CBR 600 et 2ème au Bol d’or sur une
Yamaha R7)
En Supersport, on pourra toujours regretter quelques
ratés
qui ne m’ont pas permis de mieux figurer mais était
ce réellement possible?
Après la défection d’un Sponsor majeur, mon Team
financièrement trop limité, n’a pas pu travailler
suffisamment et mettre au point correctement la moto pour ce niveau de
compétition. Il a même dû s’arrêter
trois courses avant la fin.
Ce mondial Supersport est une compétition où l’on
garde un réel plaisir de pilotage mais est aussi devenu
plus que jamais une course ou il faut de très gros moyens
pour espérer figurer régulièrement
dans le top 5.
Ne pouvant réunir tous les ingrédients d’un
bon deal, je préfère arrêter ma participation
dans ce championnat.
J’en garde d’extraordinaires souvenirs de pilotage,
de grosse bagarre, et même de voyages.
Au Bol d’or, appelé au dernier moment pour un remplacement,
je me suis régalé sur la R7 de Team Free Bike préparée
par MG compétition.
Une excellente machine a la vie trop courte.
Dans cette ambiance de l’Endurance j’ai puisé des
idées…
résumé
des courses 2003
2002
C’est dans l’ensemble une année correcte.
je sors seulement du centre de rééducation (cers de
Capbreton) à fin janvier et même si le service médical
a été performant je ne suis pas prêt. J’ai
encore des douleurs, je claudique un peu.
Pour des raisons budgétaires, le team lui non plus n’est
pas prêt.
La saison s ‘annonce sous des hospices difficiles.
Ce championnat est tellement dur qu’on ne peut rien négliger
tout retard se paie immédiatement cash, quant à rattraper….
Je rate par malchance le podium à Silverstone sous la pluie,
et à brands hatch où je suis dans les plus rapides
durant tout le week-end.
Un ou deux incidents mécaniques et me voilà treizième…
L’ensemble de mes week-end est en très grosse progression
il me manque juste la concrétisation…
Grâce à ma présence permanente tous les week-end,
HONDA acceptera ma candidature comme pilote officiel dans ce même
team.
En endurance je participe aux 24 heures du Mans et au BOL D’OR
sur une HONDA CBR 954, mais des problèmes de boite de vitesse
nous envoient au lit de bonne heure. Ce n’est sûrement
que partie remise car on attend pour 2004 une nouvelle HONDA 1000
CC
2001
J’intègre, avec Hervé BAZIN, le team hollandais
SAVEKO sur une YAMAHA et des PIRELLI. Le préparateur moteur
est jan ROELOFF.
Hervé, jan et moi obtiendrons le meilleur résultat possible
avec les moyens mis en place. On a sans doute eu de la réussite
mais il en faut quelque fois pour se relancer. Je termine finalement
13ème.
La saison se terminera mal puisqu’au BOL d’OR sur une
YAMAHA R7 du team PONS managée par Marc FONTAN (que je remercie
de tous ses conseils) je me blesse à 5 h45 du matin alors que
je commence mon relais en étant littéralement poussé
dehors par un concurrent qui lui termine son relais.
Les commissaires, témoins de l’incident, m’ont
téléphone et réconforté.
Je remercie tout le corps médical qui a œuvré et
tout particulièrement le Docteur ANTOINE qui m’a opéré
à la clinique de la défense et continue à me
suivre, de même que le centre de la châtaigneraie à
MENUCOURT qui m’a accueilli dans une situation médicalisée.
Enfin je n’oublie pas Philippe OLER le kiné qui dés
le dimanche matin a travaillé.. et continue aussi…
2000
Nous continuons avec BKM sur une YAMAHA. Nous devons continuer la
mise au point des PIRELLI.
Cela devient trop difficile, peu de résultat, beaucoup d’énergie,
des chutes et de l’argent perdu inutilement.
Je dois essayer malgré tout de faire un bon résultat
pour le team mais aussi pour moi même. Je termine finalement
14 ème.
Le moral remonte à SPA en endurance ou je termine troisième
après 21 heures sur 24 h de pluie. Ce podium international
fait du bien à toute l’équipe de Pierrot CASCARINO
mais aussi à BKM basé juste à côté
du circuit de Francorchamps.
Je termine la saison Supersport autour de la même place.
Dans cette catégorie il n’y pas de miracle et le mélange
argent travail moyens entraîne plus que partout ailleurs des
résultats.
En effet les pilotes sont trop proches les uns des autres pour faire
seuls la différence, mais ils peuvent créer des écarts
vers le bas, en se ratant.
Je garde en bon souvenir mon record du tour en course à Monza,
record amélioré de plus d’une seconde et demie
et que je garderai car la piste a été modifiée
depuis.
1999
Championnat du Monde Supersport sur une Yamaha dans le team BKM
Une autre année difficile. C’est la fin de cycle de
cette moto et nous roulons en Pirelli. Ils sont tellement peu performants
que le team finira la saison seul utilisateur de cette marque.
Meilleur résultat : 5 ème au Nurburgring
Classement final 15 ème
1998
Année noire que je commence avec YAMAHA Racing France
Je me blesse dés la première course, la saison est
déjà terminée et surtout l’endurance
sur la moto officielle s’éloigne.
A oublier, pas tout à fait car en fin de saison je parle
avec Michael BARTHOLEMY……c’est le début
d’une autre aventure…
1997
Avec le team AROM de Herve Bazin et Jean-Pierre JEANDAT comme partenaire
J’effectue la coupe du Monde Superport sur une Ducati 748.
Très grand moment, c’est un plaisir de piloter cette
moto, puissante avec beaucoup de couple mais malheureusement fragile.
Quand je termine, je suis dans les tous premiers (5ème).
Mon meilleur souvenir est une première ligne à SUGO.
Classement final : 11ème
J’effectue une courte apparition en endurance sur une RC 45
pour le moto sport Courneuvien.
1996 les GP 250 CC
Après une petite répétition au Mans pour l’ouverture
de l’open, direction le continental circus…avec ma HONDA
RS kit.
j’y rencontre tout le gratin des pilotes (dans le désordre):
biaggi/waldmann/jacque/fuchs/ukawa/aoki/gibernau/laconi/d’antin/tsujimura
lucchi/scalvini/vdgoorberg/harada/ruggia/suter/barresi/cardoso etc…
tous équipés de NSR ou d’APRILIA usine.
Après une belle bagarre je marque mes deux seuls points à
Donnington.
Les GP sont une déception mais que puis-je faire quand on rend
près de 30km/h dans la ligne droite ?
Avec du recul, si c’était à refaire j’essayerais
d’ aller dans un team déjà en place.
On gagne du temps d’apprentissage et de l’argent, ils
ont leurs propres partenaires.
1995
Avec une Honda du team AJP, cette année là sera un très
bon souvenir
Champion de France devant l’équipe de France (laconi/gimbert)!
Et 5 ème en Europe avec notamment un podium et un record du
tour en course à Salzbourg.
C’est aussi l’année du développement du
châssis carbone alvéolé fourni par FULGUR que
j’utilise durant la deuxième partie de la saison
Après
une inter-saison nerveusement difficile je suis admis en grand prix.
l’objectif est atteint la grande aventure est au rendez-vous.
1994
j’effectue l’open France avec le team scrab sur une Yamaha
tz 250
une bonne équipe (y compris pour les cours de diététique)
Une machine fiable ça me change un peu, mais il fallait avoir
une HONDA RS….
Je termine 5ème en France et 8ème en Europe
Je vais aussi au ducados où je côtoie D’ANTIN,
CARDOSO entre autres. C’est un autre monde, une autre approche,
un autre pilotage sur des circuits des grands prix et ça me
donne des idées…
1993
La moto est très belle mais ce sera une année de galére
tant en France qu’au ducados. Trop de problèmes de mise
au point, de règlage, de serrage donc de casse moteur, comme
à Jerez en plein régime dans la ligne droite.
C’est une belle machine mais usée par ses deux précédentes
saisons de compétition.
1992
Avec le team fox endurance, Je repars en coupe Kawa décidé
à bien figurer.
Ce sera une bonne année d’apprentissage, avec des victoires
au Mans et particulièrement celle du castelet.
D es pôles position et des records du tour.
je termine finalement 6 ème et 5 ème du trophée
shark.
j’aurais sûrement pu faire mieux mais je n’ai pas
calculé, je me suis fait plaisir.
Durant notre passage au castelet j’ai le coup de foudre pour
l’Aprilia 250 qu’un de mes partenaires achète,
et en route pour une autre aventure.
MARS
1991
Début de la coupe KAWASAKI au Mans.
Je cherche ma limite, et ça se solde par une fracture de la
clavicule.
Mais la semaine suivante je suis au départ de la course à
Magny cours
Cette année là sera une succession d’essais plus
ou moins fructueux,
Je termine 22 ème pas trop mal pour un début, une prise
de contact avec la réalité des courses, son monde spécial,
le début des problèmes! , la recherche de partenaires
en collaboration avec mon père…
DECEMBRE 1990
Au salon de la moto Godier Genoud propose un package complet moto,
équipement et un encadrement pour faire de la compétition.
C’est décidé, je vais m’essayer à
la coupe Kawa au grand étonnement de ma famille car personne
n’a jamais fait de moto et ne sait même pas de quoi
il retourne.